Résultat de recherche d'images pour "pays bas" Certains pays européens ont un système fondé sur une concentration réduite du temps d’apprentissage et une valorisation d’activités périscolaires quotidiennes. C’est le cas aux Pays-Bas où le modèle jouit d’une grande popularité.

La journée type d’un écolier néerlandais.

Si l’enseignement dépend de l’échelon national, la gestion des établissements scolaires est décentralisée. Les 3 600 écoles néerlandaises, à 70% privées, sont libres d’organiser leurs rythmes, ainsi que leurs méthodes d’enseignement, comme elles le souhaitent. La loi exige juste l’enseignement de 7 520 heures de cours pendant les huit années d’enseignement maternel et primaire avec 6 semaines de vacances d’été.

Si la journée d’un écolier commence aux alentours de 8 h 30 en France comme aux Pays-Bas, les enfants néerlandais quittent, quant à eux, l’école vers 15 h 15, contre 16 h 45 en moyenne pour un Français. Pour autant, les Pays-Bas réfléchissent aussi à réformer leurs rythmes scolaires. Depuis 2011, le gouvernement teste dans quelques écoles une journée d’enseignement en continu avec une courte pause le midi, pour avaler des tartines, ce qui permet aux écoliers de sortir à 14 heures. La phase de test prend fin cette année ; les retombées semblent positives et le système devrait se généraliser. Ces rythmes permettent une meilleure répartition des leçons : une première partie de la journée consacrée aux enseignements fondamentaux, la seconde aux sciences, arts plastiques ou humanités.

Aux Pays-Bas, les structures péri-scolaires se sont largement développées, rendant possible des rythmes scolaires différents. Aux pays Bas, il est facile pour un particulier de créer un centre offrant des activités extrascolaires de 15 h 30 à 18 h 00 : sports, musique, art, jeux éducatifs. Loin de n’être que des garderies, ces centres font acquérir aux enfants des savoirs et des pratiques non scolaires mais néanmoins pédagogiques. Cependant, ces activités ont un coût : entre 6 et 7 euros de l’heure pour les parents, ce qui peut revenir jusqu’à 8 500 euros par an. La gratuité n’a jamais fait partie du modèle éducatif néerlandais !

L’enseignement aux Pays Bas est beaucoup plus cool : les enseignants n’hésitent pas à blaguer et à jouer. Ils adaptent leurs questions et les tâches qu’ils demandent à chacun des élèves. Ils ont une bonne connaissance de leur profil et de leur contexte familial. Une manière d’enseigner qui explique en partie, le succès du modèle éducatif néerlandais. Le système néerlandais donne aussi la priorité à la formation des professeurs

Les Néerlandais décrivent un système français élitiste et fondé sur la sanction, la frustration et l’exclusion des plus faibles. En France, estiment-ils, on gave les enfants d’informations, ils doivent réciter, les enseignants écrivent beaucoup de choses au tableau et les élèves doivent les noter parfaitement.Aux Pays-Bas, on essaie d’apprendre aux enfants à penser par eux-mêmes, on ne se permettra jamais de dire : “Tu es stupide.” On essaie toujours d‘être positif, d’encourager les élèves et certainement pas de les sanctionner.

 

Delbrayelle Axel 4C